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[PARTICIPER_#FFFFFF_#F04C00_#FF5200_200_Je veux bien participer à un talk sur ce sujet !] Nous poursuivons notre expérience : une sélection d'articles particulièrement éclairants, dont nous proposons aux auteurs leur continuité sous forme de débat TV. Notre intention : transformer le meilleur des chroniques du web français en talkshows webTV impliquant des experts capables d'en débattre. Ici, une chronique rédigée par  Maxime Baffert Source :    http://medium.com/chroniques-de-la-transition-numerique/d919bdf8214f   Article recopié ci-dessous :
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Nous poursuivons notre expérience : une sélection d'articles particulièrement éclairants, dont nous proposons aux auteurs leur continuité sous forme de débat TV.

Notre intention : transformer le meilleur des chroniques du web français en talkshows webTV impliquant des experts capables d'en débattre.

Ici, une chronique rédigée par 

L’année 2014 s’annonce comme un grand cru pour les start-ups de la Silicon Valley : d’après la société CB Insights, près de 590 sociétés ayant une valorisation de plus de 100M$ sont prêtes à s’introduire en Bourse en 2014 avec 26 d’entre elles disposant d’une valorisation supérieure à 1 milliard de dollars. Avant d’être dans les starting-blocks pour une introduction en Bourse, ces sociétés ont, en moyenne, levé 100 M$ chacune auprès d’investisseurs et de sociétés de capital-risque.

Parmi les sociétés qui visent la cotation en bourse, on peut citer Box, spécialisée dans le stockage en cloud, Cloudera, un des leaders dans le domaine du big data, mais aussi AirBnBSpotifyJawbone (les bracelets qui mesurent votre activité) ou encore Uber

2013 avait déjà été marquée par la vitalité du marché des introductions en bourse : au total, 57 sociétés du secteur du numérique se sont introduites en Bourse ou on fait l’objet d’un rachat pour une valorisation totale de 44 Mds $. Au-delà de Twitter, qui a été une des entrées en Bourse les plus commentées de 2013, beaucoup de sociétés ont profité d’un marché particulièrement dynamique et de conditions favorables pour s’introduire en Bourse.

Mais les entreprises américaines du numérique ne sont pas les seules à lorgner vers la Bourse. Plusieurs géants chinois du numérique vont également se présenter sur les marchés (américains au demeurant). Ainsi, Alibaba, le géant chinois du e-commerce, Sina Weibo l’équivalent de Twitter ou encore Jumei, un autre spécialiste du e-commerce et une trentaine d’autres ont annoncé leurs intentions de lever des fonds sur le marché américain.

Pour beaucoup d’observateurs, le marché revient à ses niveaux du début des années 2000, avec un nombre d’opérations, des montants levés et des valorisations qui pourraient rejoindre ce qu’on avait connu à la plus “belle” époque de la bulle Internet. 

 

Au-delà du débat qui fait rage pour savoir si les niveaux de valorisation actuels marquent le retour d’une nouvelle bulle, et qui mériterait un long post à lui tout seul, les montants levés par ces sociétés — en général plusieurs centaines de millions de dollars — sont impressionnants et constituent pour ces start-ups de véritables “trésors guerre”, leur fournissant des moyens colossaux pour leur développement. 

Principales introductions en Bourse réalisées et à venir dans le domaine du numérique

Ces montants levés en Bourse sont impressionnants mais ne représentent qu’une partie de la manne qui arrive sur la Silicon Valley. En effet, le capital-risque américain est suffisamment fort pour apporter aux sociétés les plus porteuses des centaines de millions d’euros avant même qu’elles se soient introduites en bourse afin de leur donner les moyens d’un développement exceptionnel.

Si l’on prend ainsi quelques start-ups « stars » du moment (cf. tableau suivant), on constate que les tours de financement à 200 ou 300 M€ sont relativement fréquents pour les sociétés les plus porteuses. En 2013, on a dénombré ainsi plus de 45 levée de fonds supérieure à 100 M$, un record par rapport aux années précédentes. 

Levées de fond en capital-risque par des entreprises du numérique aux USA

Encore une fois, les niveaux de valorisation auxquels se sont faits ces rounds de financement posent question et il y aura probablement des déceptions pour les investisseurs. Mais du point de vue des entreprises concernées, celles-ci disposent désormais de moyens considérables, au regard de leur taille. Avec 100 millions de dollars ou plus, on peut financer des milliers d’embauches, des campagnes de marketing et de communication, racheter ses concurrents plus petits (et parfois plus dynamiques)….

Pourquoi insister sur ce point ? Pour deux raisons :

1/ D’abord, parce que beaucoup de ces sociétés sont positionnées sur les segments les plus porteurs du numérique en ce moment: économie collaborative (Lyft et Uber, AirBnB), social media (Twitter, Weibo ou Pinterest), cloud computing (Box, Dropbox, Cloudera…), big data (MongoDB), objets connectés (Jawbone).

Pour plusieurs d’entre elles (AirBnB, Uber, LendingClub…), on peut parler d’une 2ième génération de grandes start-ups dont l’objet social n’est pas la technologie stricto sensu mais l’utilisation de la technologie pour pénétrer et chambouler un secteur.

Ces sociétés sont ainsi dans des positions très favorables sur des marchés stratégiques (ce qui explique d’ailleurs leur niveau de valorisation).

2/ Or, une des raisons pour lesquelles ces sociétés lèvent des fonds est souvent « l’appel du grand large » : le financement d’un développement international rapide. Les fonds levés vont ainsi permettre l’implantation d’équipes locales (commercial, marketing voir R&D), que ce soit en rachetant des sociétés déjà existantes ou bien en créant de nouvelles filiales locales (sachant que ces sociétés ont déjà souvent une base de clients / utilisateurs locaux non négligeables comme, par exemple AirBnB ou Dropbox).

L’archétype de ce développement international à marche forcée, sans parler des titans comme Google ou Facebook, est la société Groupon. A sa grande époque (qui est un peu passée depuis), la société a vu son chiffre d’affaires passer de 30 M$ en 2009 à 2,6 Md$ en 2013, grâce à un dernier round de financement de 950 M$, qui lui a permis d’ investir massivement dans ses forces commerciales et de mener plus d’une vingtaine d’acquisitions dans le monde pour se déployer dans 48 pays. En 3 ans, Groupon avait totalement établi sa domination sur le marché du « daily deal », jugé extrêmement prometteur à l’époque, notamment par rapport à la digitalisation du commerce local.

Dans ces conditions, la question qui se pose, c’est quelle place restera-t-il aux start-ups françaises et européennes une fois que ces « one-billion-dollars » start-ups commenceront à sérieusement attaquer le marché européen ? Que pourra vraiment un Windu ou un Morning Croissant face à AirBnB ? Comment OVH ou Gandi (sans oublier les « grands-projets-à-la-française » du cloud comme Cloudwatt ou Numergy) face à Box, Dropbox (sans même mentionner Amazon Web Services et Google lui-même) ou encore un Buzzcar face à Lyft ?

Comment pourront-elles concurrencer la puissance de feu des start-ups américaines ou chinoises disposant de centaines de millions d’euros pour se développer ? Bien sûr, certaines start-ups françaises ou européennes se feront racheter, ce qui fera la fortune des entrepreneurs concernés, mais pas forcément le bonheur de l’écosystème, qui verra probablement les centres de décision, « l’intelligence » et les données partir en dehors de nos frontières. Ainsi, à titre d’exemple, n’est-il pas dommage qu’une entreprise comme Neolane ait été rachetée par Adobe en juillet 2013, alors que cette société aurait pu peut-être devenir l’équivalent d’un Salesforce ou d’un Dropbox avec un niveau de financement équivalent à celui des start-ups américaines ?

C’est d’autant plus gênant que l’économie numérique fonctionne beaucoup selon le principe du “winner-takes-all” : très souvent, grâce aux effets de réseau, il y a une seule plate-forme qui s’impose comme la plate-forme de référence sur un secteur donné et prend plus de 50% de parts de marché (cf. les moteurs de recherche, les plate-formes vidéos, les réseaux sociaux etc…). Cette logique de plate-forme, particulièrement bien décrite par Nicolas Colin et Henri Verdier dans leur livre “L’âge de la multitude”, est particulièrement prégnante dans le numérique et les start-ups européennes partent avec un désavantage criant en termes de financement quand elles aspirent à devenir elles-même la plate-forme globale de référence.

Ce qui est pointé ici, c’est bien sûr la faiblesse du capital investissement européen et sa difficulté à réaliser de véritables deuxièmes ou troisièmes tours de financement pour accompagner les start-ups de chez nous. Si l’on met à part Criteo, qui a dû aller chercher les moyens de son développement aux Etats-Unis sur le NASDAQ, les tours de financement en Europe pour des startups numériques et pour des montants qui dépassent les 50 millions d’euros sont quasiment inexistants.

Ainsi, le baromètre AFDEL-KPMG des levées de fond dans le domaine du logiciel indique qu’en 2013, seuls 12 acteurs ont levé plus de 5 millions d’euros en 2013. D’après Ernst & Young, qui publie de son côté un Baromètre du capital risque en France, il y a eu 132 millions d’euros de levés pour les services Internet au second semestre de 2013 pour 68 opérations réalisées. Cela n’empêche pas de belles opérations, ni de belles entreprises de lever des montants conséquents, comme par exemple Talend en 2013 (40 M€) ou encore Fotolia ou Deezer en 2012. Mais on voit bien que l’ordre de grandeur n’est pas du tout le même : les start-ups du web français ont levé 291 millions de dollars en 2013, soit le montant de ce que Weibo ou Dropbox vont lever ou ont levé en une seule fois.

Au niveau européen, les chiffres sont plus conséquents mais pas tellement plus réjouissants. La part des montants investis dans le capital-risque par l’Europe de 25 a été quasiment divisée par deux depuis 2007, passant ainsi de 0,45% du PIB à 0,25 % du PIB en 2012 (sachant qu’une grande part de ces montants ne va pas au numérique mais à d’autres secteurs comme les biotechs ou l’énergie). Concernant les derniers tours de financement, ceux qui doivent permettre à l’entreprise financée de véritablement « exploser » avant une éventuelle introduction en Bourse, la chute est encore plus nette comme le montre le graphique suivant. 

Rien de tout ça n’est vraiment nouveau mais c’est justement là qu’est le problème.

En 2007, un rapport de la Commission européenne pointait le fait que « le secteur du capital risque ne bénéficie pas pleinement du marché unique et il est également moins efficace et moins rentable qu’aux Etats-Unis ».

Sept ans après, le chemin parcouru est pour le moins limité, comme le montrent les chiffres évoqués ci-dessus.

Dans leur rapport d’octobre 2013, Axelle Lemaire, à l’époque parlementaire et désormais secrétaire d’Etat chargée du numérique pointe, avec Hervé Gaymard, la persistance de ce problème, et propose de « développer des instruments européens, notamment de capital-risque, par le biais d’un fonds de fonds, d’un meilleur recours au Fonds européen d’investissement (FEI) et d’une association appropriée avec les instruments financiers nationaux ».

Une proposition intéressante mais pas vraiment nouvelle…

La question du financement des start-ups, en particulier lors des 3ième ou 4ième tours de financement mériterait mériterait une analyse beaucoup plus approfondie. Clairement, notre continent semble souffrir de l’absence d’un véritable marché unique, que ce soit du point de vue des start-ups ou du point de vue des investisseurs. Alors que les entreprises américaines bénéficient d’un marché intérieur colossal sur lequel elles peuvent faire leur preuve, atteindre une taille critique puis envisager leur développement l’international.

Mais ce qui est encore plus désolant, c’est que ce qui s’est déjà passé une première fois dans les années 2000 avec la constitution de titans américains et une relative passivité des européens est en train de se reproduire. Alors que l’évolution de la technologie, en particulier l’explosion du mobile ou encore le développement des objets connectés, pourrait éventuellement permettre de rebattre les cartes, l’impression que donne l’Europe — et la France — c’est de se condamner à n’être qu’un des terrains de jeu d’entreprises venues d’ailleurs.

Peut-être qu’il y a un modèle spécifique à l’Europe à inventer et que la transition digitale du continent européen passe davantage par ses grands groupes que par ses start-ups. Mais un tel modèle reste encore à ses débuts et, en attendant qu’il émerge vraiment et qu’il fasse ses preuves, les start-ups européennes vont devoir subir la concurrence sans pitié de leurs alter ego américains (voire chinois) beaucoup mieux armées qu’elles.

Je partage l’avis de Benois Thieulin, le président du Conseil National du Numérique, que “la deuxième vague numérique arrive” mais j’ai bien peur que l’Europe ne la regarde passer depuis la plage…


 

Nous souhaiterions proposer une table ronde (filmée pour être exploitée sous forme de talkshow business) sur ce thème.

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