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Il est temps de commencer à décrypter avec lucidité le positionnement des politiques sur le web avant qu'ils ne réussissent à nous enfumer en catimini. Sous couvert de "nécessité d'un débat citoyen 2.0", combiné aux exigences acceptables du marketing politique, le discours de campagne commence à s'approprier, fort redoutablement, les tactiques digitales - évoluant des risibles maladresses passées vers la maestria des meilleurs consultants en e-réputation pour VIP non plus seulement télégéniques, mais aussi "réseaux-géniques" - si l'on peut dire. Ces tactiques entraînent l'extension du domaine de la communication politique vers les réseaux sociaux et, sans vergogne, les présidentiables vont probablement désormais tenter de s'approprier de faux-semblants collaboratifs et autres déclarations d'intentions bidirectionnelles.
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Format : Talkshow
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Consultant et enseignant en NTIC. Actuellement, je dirige...
Yann Compan, Campeo : fondateur et dirigeant

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Techniques & expertise politique
Bruno Delpeuc'h, CEO of Rayservers

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Cyberdémocrate, entrepreneur et seeker
Julien Irondelle, Passionné
Passionné de High Tech, de Télécoms, d'Internet, de Polit...
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Geek socio-politique, fondateur de La Netscouade, agence ...
Frédéric BASCUNANA, SMARTNOMAD + EFFORST.ORG + @PitchParties & ...
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Il est temps de commencer à décrypter avec lucidité le positionnement des politiques sur le web avant qu'ils ne réussissent à nous enfumer en catimini.

Sous couvert de "nécessité d'un débat citoyen 2.0", combiné aux exigences acceptables du marketing politique, le discours de campagne commence à s'approprier, fort redoutablement, les tactiques digitales - évoluant des risibles maladresses passées vers la maestria des meilleurs consultants en e-réputation pour VIP non plus seulement télégéniques, mais aussi "réseaux-géniques" - si l'on peut dire.

Ces tactiques entraînent l'extension du domaine de la communication politique vers les réseaux sociaux et, sans vergogne, les présidentiables vont probablement désormais tenter de s'approprier de faux-semblants collaboratifs et autres déclarations d'intentions bidirectionnelles.

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  • Comment from Laurent Le Besnerais: La question est intéressante car ayant vécu moi même une campagne électorale basée uniquement sur la communication via le net, j'ai pu en mesurer les effets et surtout l'intérêt prononcé(ou pas) des potentiels électeurs.Et si on regarde aujourd'hui les quelques efforts de certains Partis d'importance, on constate qu'ils ont pour l'instant un train de retard... Comment from Vincent Berthelot: Enfin faut largement se calmer sur cet engouement et ce nouveau moyen de faire de la politique.Le Modem était le plus en avance sur la question avec une vraie plateforme sociale mais un dirigeant bien peu soucieux de traduire ses discours en mode de fonctionnement interne. Que reste-il de tout cela un 3% aux régionales...Les autres plateformes du parti socialiste ou de l'UMP sont aussi embourbées et les dialogues de sourd au lendemain des élections montrent cette cosmétique du web 2.0 politique.Ca fait bien donc on va lancer le joujou sans parler de ceux qui font travailler leur connaissances et amis à des prix aberrants sur de tels projets.Trouvons le financement [non occulte ;-) si possible ] pour ce plateau et je me ferai une joie de venir donner mon point de vue :-)  Comment from Bruno Delpeuc'h: Niveau 1 : la classe politique française dans son ensemble perçoit encore *Internet comme un espace d'information*. Autrement dit, dans leur majorité ils perçoivent Internet comme un distributeur de contenus, d'idées, etc. Niveau 2 :depuis 2006-2007, une partie de la classe politique française a commencé à comprendre qu'*Internet était un espace de communication*.Niveau 3 :depuis mi-2009, une minorité dans la classe poltique française a commencé à percevoir *Internet comme un espace d'intéraction*. Trop peu aujourd'hui l'utilisent pour échanger/partager avec leur concitoyens.Niveau 4 :là par contre, il est très rare d'entendre, de trouver dans la classe politique française des femmes ou hommes politiques parler d'*Internet comme d'un territoire soit un espace de vie à part entière*. Comment from : Effectivement, très peu de politiques semblent dépasser le stade 1 décrit par Bruno. cf http://www.netpolitique.net/?q=node/882 ; http://www.slate.fr/story/8993/quand-les-elus-se-prennent-les-pieds-dans-la-toileHeureusement d'autres semblent à peu près comprendre de quoi il s'agit ... exemple : http://owni.fr/2009/08/05/jean-patrick-gille-face-aux-tic/il pourrait être intéressant d'inviter ce genre d'élu qui montre l'exemple afin de ne pas trop tomber dans l'accusation et être dans la posture "donneur de leçon" ; mais au contraire montrer et mettre en valeur les bonnes pratiques ?#pedagogie ;-) Comment from : Bon post de Luc Mandret sur l'usage des blogs par les politiques : http://777socrate.blogspot.com/2010/04/de-la-bonne-communication-du-blog.html Comment from : Vaste sujet mais déterminant pour la bonne santé de notre démocratie qui vacille fort... Pourquoi ce retard à l'allumage ? Absence de vraie dynamique populaire ? Car les leaders l'instrumentalisent afin d'en faire avant tout des vecteurs d'auto promotion ! En France, contrairement aux apparences, on aime pas favoriser l'emergence de talents de peur qu'ils viennent concurrencer l'élite et donc lui faire ombrage... Le Modem en est l'exemple le plus parlant en terme de catastrophe... alors qu'il avait probablement la culture numérique bien ancrée et fait des choix plus que pertinents... une stratégie totalement mise en pièce par la faute de son leader... il a oublié qu'il y avait une communauté !   Comment from Laurent Javault: Bonjour Frédéric, Bravo d'avance pour cette future émission et pour Tech Toc TV :-)Je suis en train de lire l'excellent livre de Dominique Wolton (CNRS Editions) "informer n'est pas communiquer".Je pense qu'il aurait des choses très, très intéressantes à dire sur les rapports entre web et politique. Il aurait le mérite d'apporter un contrepoint à un discours ambiant qui tend à imaginer et idéaliser une "démocratie numérique".Si vous parveniez à l'inviter... Comment from Sylvain Guéguen: Bonjour,Peut être que ce billet peut vous permettre d'alimenter le débat : Le Cluetrain manifesto adapter à la politique" de Damien Van Achter.En tout cas, il y a matière à débat... Bon courage Comment from Bruno Delpeuc'h: Salut Stanislas !Complétement d'accord avec toi pour solliciter des élus qui pratiquent réellement Internet et le Web. Comment from Bruno Delpeuc'h: Le vrai changement dans nos institutions politiques interviendra lorsque comme le disait le sénateur René Trégouet avec beaucoup de bon sens en 1997 en introduction de son fameux rapport *Des pyramides de pouvoir aux réseaux de savoirs* : "(...) je porte en moi l'intime conviction que, pour tout travail en profondeur sur des problèmes de société, les parlementaires en mission, comme les commissions d'enquêtes parlementaires, se feront un devoir, dorénavant, d'aller consulter un vaste public d'internautes, en utilisant un langage nouveau et non pas en transcrivant simplement nos documents administratifs trop souvent abscons (...)". Son rapport à lire ici : http://www.senat.fr/rap/r97-331-t1/r97-331-t1.htmlDepuis 1997, on ne peut pas dire que les choses aient profoindément évolué ! Mais cela démontre qu'il faut poursuivre le travail de sensibilisation.Deux bonnes nouvelles quand même qu'il faut souligner :La première, l'Assemblée Nationale permet dorénavant d'intéragir avec ses concitoyens sur les études d'impact accompagnant les projets de loi :http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/etudes-impact-presentation.aspLa seconde, la secrétaire d’État chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique a lancé des *consultations publiques* :- une sur la NetNeutrality : http://www.telecom.gouv.fr/rubriques-menu/organisation-du-secteur/textes-reglementaires/consultations-appels-candidatures/consultations-ouvertes/consultation-publique-sur-neutralite-du-net-2383.html- une autre sur le droit à l'oubli numérique : http://www.prospective-numerique.gouv.fr/place-publiqueEst-ce le début d'une vraie démocratie participative ? Comment from Véronique Da Costa: Un petit clin d'œil à votre plateau sur le post marketing politique (blog madmagz.com) Comment from Frédéric BASCUNANA: quand tu écris "début" tu es trop généreux, parlons à ce niveau de nano-frémissement.Je compte lancer une web-tv collaborative sur le modèle de techtoc et centrée sur la e-démocratie.A nous tous de créer tous les supports pertinents à notre portée pour que nos énarques arrogants soient enfin contraints de se mêler à la plèbe 2.0. Comment from Frédéric BASCUNANA: merci pour cette perle Comment from Frédéric BASCUNANA: merci Laurent pour cette excellente suggestion que je vais m'empresser de suivre Comment from Frédéric BASCUNANA: à vous lire tous le titre de ce plateau aurait pu être : "les politiques sur le web : cosmétique électoraliste ou démarche démocratique sincère ?"car même s'il faut y répondre au cas par cas, c'est la seule question qui mérite vraiment qu'on philosophe dessus histoire de gifler quelques apôtres bégueules et autres... "e-pocrites". Comment from Cédric DENIAUD: Ne voyons pas l'usage d'Internet que font les politiques à travers nos yeux de professionnels d'Internet mais à travers d'internautes citoyens. Internet permet aux hommes politiques de communiquer plus facilement, directement autour d'une cible potentiellement plus large. D'un point de vue communication, c'est un bénéfice important pour une personnalité ou parti politique.Après Internet doit également être un outil de relation entre politique et citoyens et c'est là que des initiatives comme Les Créateurs de Possibles de l'UMP prend son sens (cf : http://blog.lescreateursdepossibles.com/2010/03/25/avec-les-createurs-de-possibles-les-idees-deviennent-des-projets/ ). Les initiatives sont effectivement plus rares et on aimerait que les politiques soient plus dans l'échange et moins la promotion. Pour autant, est-ce simple à faire ? Je préfère les démarches intégrant les politiques et citoyens autour d'une même table pour échanger autour de problématiques cibles.En ce qui concernent les initiatives des ministères, elles sont de plus en plus nombreuses (cf : Débat Identité Nationale ou d'autres initiatives moins connus comme Le Mediateur de la République, Ensemble Simplifions, ...)   Comment from Vincent Berthelot: Cédric ce serait plus transparent si tu donnais ton rôle quand à ce dispositif et certainement tout aussi intéressant :-) Comment from Frédéric BASCUNANA: Sous couvert de "nécessité d'un débat citoyen 2.0", combiné aux exigences acceptables du marketing politique, le discours de campagne commence à s'approprier, fort redoutablement, les tactiques digitales - évoluant des risibles maladresses passées vers la maestria des meilleurs consultants en e-réputation pour VIP non plus seulement télégéniques, mais aussi "réseaux-géniques" - si l'on peut dire.Ces tactiques entraînent l'extension du domaine de la communication politique vers les réseaux sociaux et, sans vergogne, les présidentiables vont probablement désormais tenter de s'approprier de faux-semblants collaboratifs et autres déclarations d'intentions bidirectionnelles.Les réseaux sociaux vont bientôt commencer à laisser dégouliner le politiquement correct et les rumeurs maîtrisées, les manifestes racoleurs et le surpeuplement des flux de commentaires envahis par des cohortes de militants enflammés : eh oui, parce que si l'on n'y prend garde, ils pourraient bien finir par comprendre que le meilleur moyen de museler le bon peuple, c'est de le laisser parler. Quand la conversation se transforme en foulocratie, ce n'est plus qu'un bruit inaudible - et les réseaux sociaux engorgés ne seront plus alors, dans un cinglant paradoxe, que les fossoyeurs du débat démocratique et de l'innovation sociale. Noyés dans un vacarme permanent.Vont-ils donc y perdre leur âme ? L'alchimie à laquelle nous tenions tant se muera-t-elle en eau de boudin 2.0 quand l'obséquieux militant s'improvisera community manager d'une cause électoraliste ?De prime abord, la politique "2.0" signale par son suffixe une upgrade là où de nouvelles "méthodes" de manipulation vont émerger et probablement générer une régression fondamentale dans la qualité des débats.Sous l'effet de l'affligeante naïveté qui émerge dans les conversations quand elles ne sont plus que brouhaha interactif, il se peut que nous passions encore quelques années à nous ébahir devant l'émergence d'une démocratie 2.0. Il se peut aussi qu'une subtile forme de chasse aux sorcières n'étouffe les voix de quiconque assimilerait la vertueuse utopie d'une démocratie numérique à la médiocrité du débat généralisé s'étouffant dans les affres de sa propre infobésité.Mais qui est-il prêt à voir cette réalité en face ? Comment from Laurent Le Besnerais: @Frederic , j'aurai l'occasion d'en reparler plus abondamment sur le plateau, mais pour résumer ma pensée par rapport à ton dernier post, il me semble clair que (pour l'instant), la classe politique actuelle ne voit encore Internet et l'ensemble de ses fonctionnalités que comme un énorme gadgetoïde sur lequel il faut faire acte de présence pour satisfaire les "geeks". Si moi même j'utilise ce terme dans ma mini-bio sur techtoc, c'est essentiellement par auto-dérision. J'ai néanmoins l'impression que dans leur esprit, ce même terme a au mieux une connotation amusante, au pire méprisante. Dans les deux cas, à leur yeux, nous ne sommes encore vraiment pas pris au sérieux... Comment from Bruno Delpeuc'h: Bonjour Véronique,Je recommande la lecture de ton billet. Notre démocratie souffre de ce marketing politique qui a pris le pas sur la conduite des affaires et le débat d'idées. Back 2 basics ! Comment from Bruno Delpeuc'h: A l'occasion de ce débat, je repense : - au documentaire *US Now* réalisé par Ivo Gormley, un jeune anthropologue anglais. Ce film documentaire montrent les effets d'Internet et du Web 2.0 qui rendent plus facile la collaboration pour tous. Il analyse les mutations et les formes possibles actuelles et futures de gouvernance, d'organisation socio-économiques. Il s'appuie sur des projets comme Mumsnet, CouchSurfing, Slice the Pie, My Football Club, etc.le docu : http://www.vimeo.com/4489849le débat : http://www.vimeo.com/4647987le site web officiel : http://www.usnowfilm.com/(il me semble que le docu a été projeté à l'Assemblée nationale l'année dernière, non?)- à une série anglaise : *The Last Enemy*, une série produite par la BBC. A l'heure de la Loppsi en France, cette série a le mérite de poser des questions sur notre liberté dans les sociétés occidentales, le développement du contrôle généralisé et permanent des populations, etcetera.Bon visionnage !  Comment from Frédéric BASCUNANA: merci @ Laurent pour ce feedback très éclairantet merci @ Bruno pour cette perle ! Comment from Catherine TARAPACKI-PINTO: Dans "l'actualité collaborative politicienne" on trouve ça aussi : http://www.skyrock.com/lagrandeconsultou comment faire en même temps : de la publicité, du trafic, de la récupération de voix pour les prochaines élections, du rajeunissement d'image et accessoirement de la politique pour les "DJeunss"en fait ce serait bien d'inviter les animateurs de skyrock sur le plateau, ceux sont eux la politique 2.0. Comment from Frédéric BASCUNANA: excellente idée ça : quelqu'un saurait comment les joindre ?;-))(NB : je sais qu'ils aiment peu se montrer hors de l'ombre) Comment from Catherine TARAPACKI-PINTO: à la lumière des échanges riches et nombreux et surtout au nombre important de contributeurs intéressés par ce plateau ne serait il pas judicieux de distinguer l'utilisation du web par les partis = campagnes électorales, outils de communication et de "propagande", de l'utilisation du web par un gouvernement = la grande consult, les directions de la communication ...???En bref d'organiser tout de suite 2 plateaux ??hum ?!! Comment from : Hmmm... oui ! :)Je crois que l'on pourrait facilement subdiviser cette idée de plateau en 2 thèmes :- l'utilisation d'internet par les politiques : individus ou partis- l'utilisation d'internet par les institutions, et sa place dans le débat citoyenEst-ce que cette segmentation vous semble cohérente/pertinente ? Comment from Laurent Le Besnerais: Dans ce cas, quid des invités dont la présence a été confirmée à cette date, et des contributeurs dont la présence a été validée pour ce même créneau ? (car cette proposition sous entend un report du plateau (?) ) Comment from Catherine TARAPACKI-PINTO: meuh non.....on fait deux plateaux le même jour, avec les mêmes intervenants mais répartis équitablement sur les tabourets du studio :))on attend le retour de tout le monde et on en recause pas de souci. Comment from Frédéric BASCUNANA: ben voilà ;-) Comment from Véronique Da Costa: Merci pour vos retours positifs :-) Comment from Bruno Delpeuc'h: Bonjour @ tous,Voici quelques idées en passant pour construire le plan de ce débat :- en quoi Internet transforme-t-il la manière de faire de la politique ?- quel est l'impact d'Internet sur la politique (les institutions, la gouvernance) et les politiques (les femmes et hommes en charge des affaires) ?- comment l'administration se transforme ? Exemples : services administratifs en ligne, etc- quels sont les usages des femmes et hommes politiques sur Internet et le Web ? Comment concilient-ils leurs rapports avec leurs concitoyens avec Internet et le Web ?- Comment les applications Web transforment la manière de communiquer, de s'informer, d'intéragir entre politiques et citoyens ?- etc.Qu'en pensez-vous ?Quelques petites vidéos pour vous détendre les zygomatiques :- Cleanternet, une excellente vidéo satirique sur le filtrage d'Internet, à voir ici : http://www.cleanternet.org/- Un extrait de la "conférence gesticulée" de Franck Lepage : Inculture(s). http://www.dailymotion.com/video/x9wwg5_franck-lepage-langue-de-bois_fun Comment from Julien Irondelle: Bonjour Frédéric (Bascunana),au vu de ton post d'introduction l'émission sur le Politique(s) 2.0 / Démocratie 2.0 va être explosive : de nombreux tabous vont tomber.Je suis convaincu qu'une révolution politique et démocratique se prépare en France, où l'outil internet va jouer un très grand rôle.Il suffit de regarder les chiffres des deux dernières électionsNombre d'électeurs inscrits : 44,2 millions en 2009 et 43,6 millions en 2010, soit 600 000 électeurs en moins sur les listes électorales.Faisons le ratio votants / inscrits sur les "3 premiers partis politiques" de FranceVotants UMP : 4,8 M° soit 10,8 % pour les européennes et 5 M° soit 11,4 % pour les régionalesVotants PS : 2,8 M° soit 6,3 % pour les européennes et 4,5 M° soit 10,3 % pour les régionalesVotants Europe Ecologie : 2,8 M° soit 6,3 % pour les européennes et 2,3 M° soit 5,2 % pour les régionalesPouvons-nous appeler ceci de la démocratie ? Les partis politiques sont-ils représentatifs entre 5 et 11 % des électeurs ? De plus, quand on sait comment les investitures et des élections internes sont organisées dans les partis politiques, on comprend pourquoi le thèmes des primaires et du non cumul des mandats sont porteurs.Tôt ou tard, grâce à l'outil internet, nous allons assister à une révolution politique et démocratiqueA bientôtPSMerci à Catherine de m'avoir invité Comment from Vincent Berthelot: Oui enfin ce raisonnement comporte une ENORME faille, ce modèle se reproduit sur l'ensemble de ces processus. Ainsi on le retrouve dans le monde syndical mais aussi dans celui des associations ou encore de l'UGC...Nous assistions à un désinvestissement de la responsabilité et l'investissement cadré pour un repli sur l'individu qui par ailleurs se plaint bien sur de cet état de fait...La démocratie 2.0 est pour moi encore une énorme (pas a chaque fois en Maj tout de même ;-) blague... Comment from Julien Irondelle: Suite au commentaire de Vincent, je retranscrit ici une note que j'avais écrit dans Agoravox sur la Démocratie 2.0.La Démocratie 2.0 est une révolution nécessaire au niveau de la représentativité démocratique des syndicats et des partis politiques.La France sera en première ligne. Les français supportent de moins en moins les cadres dirigeants des syndicats et des partis politiques, qui sont déconnectés de la vie réelle. Internet est un fabuleux outil de communication et de mobilisation.Au niveau politique, je vous recommande une de mes dernières lectures : La caste des 500 de Yvan Stefanovitch chez JC Lattès En politique il faut avoir des combats et La Démocratie 2.0 est un de mes combats politiques.Je suis essentiellement dans l'action, voilà pourquoi j'ai créé un "Action Tank", Elandynamic, et non un Think Tank ;) Démocratie 2.0 : la révolution démocratique du XXI ème siècleRésumé“La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales. »— Article 1er de la Constitution de 1958Mais seulement 2 % des électeurs et des adhérents aux syndicats décident des investitures.Il est nécessaire de faire une révolution au niveau de notre démocratie politique et notre démocratie syndicale.La France pourrait être le fer de lance de cette révolution Démocratie 2.0Introduction“La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales. »— Article 1er de la Constitution de 1958Environ 85% des législateurs au Sénat et à l’Assemblée nationale détiennent un deuxième mandat électif, contre bien moins de 20% en Italie, en Grande-Bretagne et en Allemagne.70 % des élus parlementaires sont issus de la fonction publique, alors que cette dernière représente que 25 % de la population active.La France entretient, comparativement par électeur, près de deux foisplus de parlementaires que l’Allemagne et huit fois plus que les États-Unis.Les syndicats salariaux ne représentent que 6 % des salariés, majoritairement du service public.En représentativité des femmes, nous arrivons 25 ème sur l’Europe des 27.Il faut revoir les principes de représentation démocratique et syndical dans notre pays :- financement des partis politiques et syndicats,- organisation de primaires pour détecter de nouveaux talents chez les jeunes et les femmes,- parité homme / femme, avec comme sanction le non financement total du parti politique ou du syndicat,- budget supplémentaire pour des candidats issus du privés et candidats féminins,- non cumul des mandats absolu,- budget formation et reconversion pour les non réélus.Il est aussi nécessaire d’organiser des primaires pour l’ensemble des mandats.Ces primaires doivent être à l’image des élections officielles : présentation des candidats à l’ensemble des adhérents, organisation de débats entre les candidats, et vote confidentiel.En contrepartie, il faut créer un vrai statut de l’élu, permettant à chacun, de toutes origines, de se présenter au suffrage universel, et de se reconvertir, son mandat accompli.Quelques éléments de réflexion sur notre démocratie politique et syndicale Nombre de salariés syndiqués en France : 6 %, soit 1 323 120 sur une base de 22 052 000, salariés privé et publics. Nombre de syndicalistes en France : 40 000 (chiffre non officiel, à caution), soit 1,8 % du total de salariés en FranceSource : http://fr.wikipedia.org/wiki/Financement_des_syndicats_en_France Nombre d’électeurs inscrits en 2007 en France : 44 472 733 Abstentions : 7 130 729Votants : 37 342 004Blanc ou nuls : 1 568 426 Exprimés : 35 773 578, soit 80 % des inscrits. Chiffres 2007 issus de http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/PR2007/FE.html Nombre d’adhérents en 2009 et budget en 2007 (financement publique, adhésions et dons) : - UMP : 211 308 adhérents (source www.u-m-p.org) et 58,6 millions d’euros (30,41 % du total, source CNCCPF comptes 2007, p 7)- PS : 200 905 adhérents (source Ouest France) et 63,5 millions d’euros (32,95 % du total, source CNCCPF comptes 2007, p 7) Nombre d’élus en France Métropolitaine : 558 000 élus pour 61,8 millions d’habitants métropolitains.Source Monographie N°19 des Contribuables Associés : « Ce que gagnent nos élus », p 21 En gros, deux partis politiques regroupent 63,36 % du budget total des partis politiques, et 1,25 % des électeurs. (Ce dernier chiffre est approximatif : si vous avez le nombre exact d’électeurs en France Métropolitaine, passez le moi) Résumé : - 1,8 % des salariés décideraient de la liste des candidats aux représentations syndicales - 1,25 % des électeurs décideraient de la liste des candidats aux représentations démocratiques politiques Vous avez le droit de voter, mais pour des candidats qui ont été choisi par moins de 2 % des salariés ou des électeurs. Propositions- Vote obligatoire, avec reconnaissance du vote blanc, pour les élections représentatives, syndicales, patronales et Assemblées Générales d’actionnairesNous devons aujourd’hui remplir de très nombreuses obligations : obligation de payer taxes et impôts, d’aller à l’école, d’avoir des assurances automobile, habitations, ….Il est curieux que le vote ne soit pas obligatoire. En contrepartie, le vote blanc doit être reconnu.- Création d’une autorité indépendante de gestion pour les élections représentatives, syndicales, patronales et Assemblées Générales d’actionnaires, avec la création d’une carte électorale unique et d’un e-mail électoral de correspondance.Cette autorité aura en charge le financement des partis politiques et syndicats salariaux et patronaux, et du statut de l’élu.Cette autorité devra être contrôlée par la CNIL et la Cour des Comptes- Non cumul des mandats absolu- Regroupement des communes en communauté de communes ou communauté d’agglomérations, avec élection des représentants au suffrage universel direct, statut électoral Paris-Lyon-Marseille.Objectif : 3 600 communautés au maximum.- Fusion des conseils généraux et régionaux, en gardant l’échelon cantonal, avec la suppression du renouvellement par moitié.Le ministère des Finances a estimé l’économie de cette mesure à 17 milliards d’euros par an (Source Challenges N° 163, du 9 avril 2009, p 51)- Rattachement et fusion de communes, de départements et de régions, par référendum, avec 5 % d’électeur signataires de la proposition de référendum- Présidence des communautés de communes, communautés d’agglomérations, conseils régionaux limités à deux mandats- Organisation de primaires à mi-mandatAu niveau régional, 5 % des électeurs peuvent créer un parti politique ou un syndicat salarial ou patronal, un an avant l’organisation des primaires, via internet.Les primaires sont organisés à l’image des élections classiques, à la différence que la présentation des candidats et le vote se fait via internet.Un système de réunions publiques, avec débat entre les candidats, sera mis en place.Les primaires permettront une régulation naturelle du nombre de mandats.Un candidat aux primaires doit être adhérent à un parti ou un syndicat, pas de minimum de parrainages.Le financement sera proportionnel au seul nombre d’électeurs, et non d’électeurs et représentants.50 % du financement des partis et des syndicats, salariaux et patronaux, sera effectué lors des primaires.50 % du financement des partis et des syndicats, salariaux et patronaux, sera effectué lors des élections générales.Le financement correspondant aux électeurs ayant voté blanc, sera mis en réserve pour 50 % dans l’autorité indépendante cité dessus, et dépensé pour 50 % pour l’information des citoyens.- Statut de l’éluPar la loi, un candidat aux primaires aura du temps dégagé par son employeur, qui recevra une compensation.Un candidat élu lors de primaires, sera pris en charge financièrement jusqu’aux prochaines élections générales, avec une formation selon le mandat qu’il vise.Il démissionnera de toute fonctions, suite aux élections primaires.Un représentant élu peu viser un autre type de mandat, mais il doit suivre le processus des primaires et de formation post-primairesUn fond de reconversion sera créé pour les candidats aux primaires et représentants non ré-élus. Il sera attaché à l’autorité indépendante cité ci-dessus.- Rémunération des élusMinimum de 2 800 euros par mois, maximum de 7 000 euros par mois.Pour rappel, au-delà de 2 800 euros par mois, vous faites parti de la tranche des 10 % des plus hauts salaires français.Conclusion En liant le financement au vote des primaires et des élections générales, nous assainissons et clarifions le financement des syndicats et des partis politiques. Le vote obligatoire permettra à chacun de valider financement et candidats, à des syndicats et des partis politiques de son choix. En cas de non décision et de contestation, le vote blanc doit être reconnu. L’abstention ou le vote blanc ne sera pas plus important demain pour autant Pour rappel au niveau des propositions, au niveau régional, 5 % des électeurs pourraient créer un parti politique ou un syndicat salarial ou patronal, un an avant l’organisation des primaires, via internet. Ainsi, des nouveaux syndicats et partis politiques pourront émerger : Démocratie 2.0Lectures en complément-”Les réformes ratées du président Sarkozy” de Pierre Cahuc et André Zylberberg, éditions Flammarions 2009cf http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2081220091/intacfr200-21Cette citation de la page 22-23 est très significative de l’ouvrage :”Nicolas Sarkozy s’est donc pris à son propre piège. Il a eu tort de ne pas admettre qu’il faut changer au préalable notre démocratie sociale et notre démocratie politique pour avoir des chances de mener à bien des réformes d’envergure dans le domaine économique et social.Ce livre en fournira de nombreuses illustrations.La réforme de la démocratie sociale nécessite de changer profondément le fonctionnements des syndicats. Ces derniers sont en effet dotés d’un fort pouvoir institutionnel, mais ils ne représentent pas les intérêts des salariés du secteur privé.En outre l’opacité de leur financement est incompatible avec un fonctionnement démocratique.La réforme de la démocratie politique suppose de renforcer le rôle du parlement, en particulier en mettant fin au cumul des mandats et en améliorant les moyens dont disposent nos parlementaires.Ces deux chantiers étaient prioritaires. En les négligeant, les chances de mener à bien les réformes ont considérablement diminué.Le bilan de la stratégie perdante du président Sarkozy s’énonce hélas simplement : les réformes réalisées dans le domaine économique et social ont essentiellement servi des intérêts particuliers aux dépens de l’intérêt général tout en menaçant la pérennité de notre Etat providence.”- ”Une caste américaine - Les élections américaines expliquées aux français” de John R Mac Arthur (Harper’s magazine), édition Les arènes 2008.Une très intéressante étude du système politique américain et de la démocratie locale américaine. Vous trouverez une analyse des dernières primaires américaines de 2004 et 2008, ou comment Howard Dean et Barack Obama ont bouleversé les habitudes du parti démocrate, qui avait plutôt un fonctionnement aristocratique.cf http://www.amazon.fr/Une-caste-am%C3%A9ricaine-Etats-Unis-expliqu%C3%A9es/dp/2352040604- ”La légitimité démocratique” par Pierre Rosanvallon, éditions du Seuil 2008. Une réflexion sur un vrai démocratie avec ”une gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple”’cf http://www.amazon.fr/l%C3%A9gitimit%C3%A9-d%C3%A9mocratique-Impartialit%C3%A9-reflexivit%C3%A9-proximit%C3%A9/dp/2020974622- ”Le nouvel esprit de la démocratie - actualité de la démocratie participative” de Loïc Blondiaux, éditions du Seuil - La République des idées 2008cf http://www.amazon.fr/nouvel-esprit-d%C3%A9mocratie-Actualit%C3%A9-participative/dp/2020966751   Comment from : la démocratie est malade, gravement malade... un cycle... la politique n'y échappe pas... que cela s'appelle Internet, Web 2.0, nouveaux médias... peu importe car nous restons sur ce terrain entre initiés, cela ne parle pas ou peu encore à la majorité de nos concitoyens... le problème majeur ? Rescuciter de la confiance ! Autour d'une personnalité qui incarnera une nouveauté... à l'exemple d'Obama et ainsi la machine 2.0 s'est mise en route avec le succès outre atlantique que l'on connait. Cependant, j'ai bien écrit ''confiance'' et non un excès comme peut être dans le cas d'Obama, mal dont il faut se prévenir car sinon on crée de la frustration et là... Comment from : très bien ces écrits, ces rapports, ces essais... mais ils doivent rester un moyen au service d'une action or parfois on a l'impression qu'on se perd et que ses auteurs se perdent... le citoyen est avant tout pragmatique et réclame de l'action et des résultats ;-)) Comment from : de très nombreuses propositions pertinentes, connues, archi connues qui effectivement soigneraient de nombreux maux... mais vous connaissez trop bien la réaction première d'un élu : il vous accuse à la mitraille lourde d'anti parlementarisme et fermé le banc ! (je le sais trop bien pour en avoir fréquenté)... pourtant ces réformes (statut, rémunérations, organisation administrative territoriale...) cruciales pour le rétablissement de nos finances participeraient grandement à redorer leur blason, qui s'y colle pour parler franc et leur expliquer ?  Comment from : Avis à tous, comme annoncé, nous lançons donc un deuxième sujet pour séparer ce qui est relatif des pratiques "2.0" en politique et de ce qui relève du fonctionnement des organes publiques à l'ère d'internet : http://techtoc.tv/event/651/social-media/e-reputation/e-gouvernement-qu-est-ce-qu-on-attendCes 2 plateaux auront lieu l'un à la suite de l'autre mercredi prochain. Comment from Vincent Berthelot: Le désenchantement et désinvestissement de la sphère politico/syndicaliste n'est pas vraiment traité dans cette note Julien qui par ailleurs une mine d'or.  Comment from Julien Irondelle: Désenchantement / Désinvestissement : l'étincelle peut exister en France. Regardez cette vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x839qa_ils-ont-fait-obama_news?start=2 Comment from Julien Irondelle: Pour ceux qui aiment lire les rapports de Terra Nova...http://www.tnova.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=560:mission-detude-terra-nova-sur-la-campagne-americaine&catid=22:travaux&Itemid=20...si ce n'est déjà pas fait ;) Comment from Véronique Da Costa: Le parlement européen s'intéresse aussi au sujet Les nouveaux réseaux sociaux, aubaine pour la démocratie européenne Comment from Frédéric BASCUNANA: Bonjour à tous et merci pour vos contributions de qualité qui présagent un excellent débat à n'en point douter.Puisque vous serez tous sur place, nous nous sommes permis de vous inscrire par défaut sur le plateau qui suivra :http://techtoc.tv/event/651/social-media/e-reputation/e-gouvernement-qu-est-ce-qu-on-attendMais je vous rassure : aucune obligation, c'est juste une faculté que vous avez de rester parmi nous dans la continuité ou pas. D'autant que les sujets ne sont pas vraiment connexes pour tout le monde, même s'il y a une continuité logique.Je vous laisse décider bien sûr. Comment from Vincent ROSTAING (@lecairn) : Je n'ai pas tout tout tout peu lire de cet échange passionnant , mais vous livre juste 2 petites réflexions qui me semblent dans le sujet : - Le 2.0 devrait permettre à plus ou moins court terme de faire exploser le noyautage de la politiques par des appareils lourds nommés partis , qui oeuvre majoritairement de manière communautaire et clientéliste aux élection et réélections de quelques uns, par le fait que la part de voix d'individus groupés derrière une idée pourrait s'avérer supérieure aux establishment des partis (postulat de wonderland 8 th) - Le syndicalisme semble en france malade de sa non représentativité seuls les syndicats extremes sont représentés mais pas représentatifs , un syndicalisme obligatoire aurait vraisemblablement pour effet de gommer cet effet de bord néfaste ... Une consultation , ou enquete serait super intéressante ... From my point of view of course . Comment from PLR: - Quelques réactions pêle-mêle...- Je trouve tous ces points de vue et les échanges auxquels ils donnent lieu fort riches et intéressants, quoiqu’univoques. On y parle (souvent bien) du contenant, de la technique, de l’organisation… bref de la tuyauterie mais jamais du contenu, c’est-à-dire du message que la tuyauterie permet de transmettre.- Or, ce qui constitue la raison d’être de tous les media (internet comme des autres), c’est : qu’est-ce qu’on a à dire d’original et de novateur sur l’homme, la société et le monde qui nous entoure. A la limite, une peinture pariétale, un rouleau de la Tora, un codex médiéval, ou un film muet des frères Lumière ou de Griffith m’en disent plus sur tous ces sujets que tout ce que je peux lire sur la toile. Certes, internet permet à tous ceux qui le désirent de s’exprimer, mais on a beau disposer de l’outil le plus performant qui soit, si on n’a rien à dire ou des banalités, à quoi bon web 2.0 ? En d’autres termes : à quoi bon avoir une Porsche, si on s’en sert uniquement pour aller chercher son pain au coin de la rue ? A quoi bon un tel support si c’est pour y lire, y entendre, y voir les mêmes banalités que celles que diffusent la presse écrite, la radio ou la télévision ? ou si ce qu’on y lit est du niveau de la brève de comptoir ?- Disant cela, je ne prétends pas qu’internet ne peut jouer aucun rôle : la preuve, en 2005, les opposants au traité constitutionnel européen ne pouvant pas s’exprimer dans les media traditionnels se sont tournés vers la toile pour diffuser leurs arguments. La suite leur a donné raison. Mais, c’est avant tout, parce qu’ils avaient des choses à dire, des arguments à faire valoir. Quelle belle leçon donnée aux autres media qui ont tous, peu ou prou, fait campagne pour le « oui » !- Toutes les propositions avancées par J. Irondelle témoignent d’un travail énorme, mais on y enfonce quand même pas mal de portes ouvertes et on y dénigre pas mal les partis politiques, les syndicats, les Français qui seraient en retard de plusieurs guerres... Quant aux solutions proposées, pour remédier au manque de civisme grandissant de nos concitoyens, elles s’attaquent davantage aux effets qu’aux causes : peut-être la com’ politique qui a supplanté le projet politique est-elle d'ailleurs la principale cause de ce désintérêt ; du coup, on ne croit plus à rien. Qu’ont fait Sarkozy et Royal lors de la campagne électorale de 2007 ? De la com' ! Et les primaires ne contribueraient-elles pas à la surrenchère démagogique ? Enfin, ce n’est pas en obligeant nos concitoyens à aller voter qu’on leur redonnera de l’espoir : quel drôle de conception de la démocratie ! Je crois savoir qu’en Belgique le vote est obligatoire, cela n’empêche pas les Flamands d’être sur le point de faire sécession.- Je suis très méfiant à l’égard de la communication et préfère parler d’information ; même si cela peut paraître hérétique ou rétrograde à certains intervenants. Et je dis cela en connaissance de cause : pendant dix ans, j’ai, en effet, exercé les fonctions de dir’ com’. On n’en sort pas indemne. Le ressort de la com’ comme de la pub’, c’est quand même le mensonge. Pour moi, la com’, c’est ni plus ni moins que de la propagande rebaptisée par la novlangue. Dans l’Allemagne des années 1930, la com’ du régime nazi (ou la propagande mise en place par Joseph Goebbels) a fait croire que les juifs étaient responsables de tous les maux de leur pays, et passait sous silence l’existence des camps de la mort. L’information, si elle avait été autorisée, aurait permis de dénoncer les exactions qu’on y commettait. La com’ n’est pas une nouveauté : elle existe depuis que l’homme est homme. Selon la com’ de la démocratie athénienne, Socrate est coupable et doit mourir ; l’histoire montre qu’il est innocent. La com’ nous dit qu’Œdipe est coupable et qu’on doit lui crever les yeux ; une lecture attentive de la tragédie de Sophocle montre qu’il n’en est rien. Aujourd’hui, la com’ des oligarques qui nous gouvernent nous dit que la Grèce est coupable de la chute de l’euro et des principales boursières européennes, alors qu'il s'agit d'abord de justifier la mise en place d'une politique déflationniste, d'innocenter le système, et d'exonérer de leur responsabilité les spéculateurs.- Obama a gagné les élections en affirmant qu’il mettrait en place un système public d’assurance maladie ; son administration et l’ensemble de la presse – y compris internet – crie aujourd’hui victoire alors que son projet a été dénaturé par le puissant lobby des assureurs privés financeur de sa campagne électorale.- Je suis tout aussi méfiant à l’égard de la technique : tout serait technique. Les retraites ? c’est une question technique ! Le déficit des finances publiques ? technique ! Voulez-vous que je vous cite le sujet technique par excellence : l’Europe ! ou comment on a fait d’un projet politique, le vaste espace où des technocrates s’en donnent à cœur joie. Pour moi, l’Europe, mais aussi la question des retraites, du déficit et bien d’autre, c’est d’abord un projet. Commençons donc par définir ce projet et la technique (pour ne pas dire l’intendance) suivra.- Tout ça pour dire, qu’internet est un peu comme la langue d’Esope : la meilleure et la pire chose qui soit. La meilleure, s’il contribue à l’édification des masses et à leur émancipation ; la pire, s’il sert uniquement à colporter des rumeurs et des idées fausses et s’il en accélère leur diffusion. Comment from : Tu as parfaitement raison... Internet reste, et doit rester, un outil... Si les dirigeants politiques ou les candidats ont des schémas mentaux "à l'ancienne" la e-politique n'y changera rien. Pire, elle risque de leur donner des moyens supplémentaires pour parvenir à leurs fins, ne serait-ce parce-qu'elle facilite toutes sortes de manipulations de grande ampleur. Comment from Laurent Le Besnerais: Prendre ses congénères pour des cons...Mon post fait écho au plateau d'hier. Et là, j'ai très nettement l'impression que Frédéric BASCUNANA m'a pris pour un con. Et je ne l'ai pas supporté, ni toléré.La première question que m'a posée Frédéric a portée sur mon parcours politique. Là, j'ai très nettement senti un dédain profond envers mon expérience antérieure au sein du Parti Pirate.Dès lors, pour l'assistance sur le plateau tout comme ceux qui l'ont suivi en live, j'ai été enfermé dans un rôle d'actif militant .Je le précise une dernière fois et n'y reviendrai plus, je ne suis plus membre du Parti Pirate. Je ne renie rien, mais cette expérience fait maintenant partie de mon passé. Aujourd'hui, je suis suis co-président d'ILCN, association que j'ai co-fondé après avoir quitté le mouvement, et j'estime normal d'être reconnu dans ce rôle uniquement.Durant tout ce débat, il m'a fallu pointer le doigt régulièrement et vainement afin de pouvoir prendre la parole. Même si mes tournures de phrases sont quelquefois critiquables, je n'ai pas le sentiment d'avoir été profondément hors-sujet par rapport aux propos que j'ai tenus.Enfin, j'ai préféré me mettre en marge totale des discussions, pourtant fort instructives, qui ont suivies jusqu'à la fin de ce plateau.   Comment from Vincent Berthelot: Laurent, j'ai regardé le plateau de la régie et il semblait très animé avec des oppositions fortes entre les participants qui se sont d'ailleurs prolongées par des débats hors plateaux, c'est peut-être aussi le sujet qui veut cela ! Comment from : Laurent, Sincèrement, je pense que tu es sévère et injuste. J'ai trouvé pour ma part que Frédéric a fait part d'une remarquable patience et d'une grande tolérance pour animer ce plateau turbulent et parfois hors sujet dans une chaleur étouffante et avec des invités qui débordaient d'énergie pour prendre la parole à tout moment. Amicalement,Christophe Comment from Frédéric BASCUNANA: Oui Laurent tu es très injuste. Honteusement injuste.C'était un plateau passionné, et le "dédain" auquel tu fais référence est complètement dans ton imagination. Je ne suis pas un Macintosh, rien n'est pré-écrit dans ma tête, je pose en toute simplicité les questions qui non seulement vous permettent de rebondir mais à moi au passage de bien me rappeler qui fait quoi, et qui est qui : si je me suis trompé il t'est on ne peut plus aisé de rectifier en live, justement, c'est l'opportunité que je vous donne, et même cette interface qui n'est pas modérée te permet de rebondir : c'est le mauvais usage que tu fais de cette liberté-là en ne faisant que cracher dans la soupe qui d'ailleurs me sidère. Parce que c'est quand même un comble, et là c'est toi qui nous prend tous pour des cons, d'oser se plaindre de n'avoir pas pu te positionner comme il faut quand tu as précisément, et contrairement à beaucoup d'autres, la chance de pouvoir te défendre tout seul sur le plateau : quand les images seront livrées chacun verra que rien ne t'en empêchait et que je n'ai pas à subir ta mauvaise humeur ni ta frustration et encore moins ton caprice si tu n'est pas un bon communiquant, ou même, sachant que cela n'a pourtant dans les faits ici pas été le cas, s'il s'avère que tu ne m'intéresses pas, que je te trouve hors sujet, et qu'après tout ça me gonfle de te passer la parole : eh oui même cette liberté-là je l'ai parce que je n'ai rien à vendre : a fortiori pas toi. N'étant donc pas ton faire-valoir, ça me passe totalement au-dessus de la tête. Je ne suis ni ton conseil, ni ton pote et encore moins ta maman pour donner la parole à son gentil fiston qui, mince alors, n'est brusquement plus le centre du monde et se permet d'être grossier sur mon site, et parce qu'il n'a pas eu les couilles de le faire sur le moment ni en direct AVEC MOI, et fait avec un temps de retard publiquement son caca nerveux en importunant tout le monde - ce qui pour un "simple geek" comme tu te caractérises s'appelle un spam dont tu devrais avoir la présence d'esprit de préserver autrui, en limitant ceci à un mail privé.Ceci est une situation de vraie vie: c'est terriblement dépendant de la capacité de rebond de chacun : je ne suis pas le SAMU social de ceux qui ne savent pas s'imposer, et tu sais quoi : ce genre de commentaire minable me fait regretter de mettre gracieusement à dispo ce studio et mon temps, et mon énergie, pour des mecs dans ton style qui osent cracher dans la soupe après s'être fait inviter plusieurs fois. J'insiste sur la gratuité de la chose : j'ai déjà suffisamment de trafic et de sponsors pour que cette initiative survive, j'ai eu sincèrement l'impression d'agir en citoyen inquiet en favorisant l'enregistrement de plateaux comme celui-ci : à savoir non sponsorisables parce que traitant de politique.En attendant je trouve que tu te mets tout seul dans la peau de ce que je n'avais pourtant vraiment pas suggéré ni même pensé jusque-là : à savoir celui du pauvre "actif militant" un peu triste et surexcité.    Comment from Frédéric BASCUNANA: Merci @ Vincent et @ Christophe !Que mon énervement concernant Laurent ne me fasse au passage pas oublier de remercier les intervenants passionnés et passionnants que j'ai eu un immense plaisir à recevoir - tous bords politiques confondus ;-)Ce fut un échange riche et débordant d'enseignements utiles pour tous, avec des esprits très brillants, qui expliquent d'ailleurs que j'aie souvent été débordé parce qu'il n'est certes pas aisé d'animer un débat aussi bien entouré, paradoxalement - et je le dis sans langue de bois.  Comment from Thomas Buisson: Pour avoir vu le plateau, les conditions qui l'entoure comme l'a fait remarqué Christophe (la chaleur du plateaux et le grand nombre d'invités qui voulaient tous défendre leur point de vue parfois à coté du sujet initial), et pour avoir vu un certains nombre d'autres plateaux étant donné que je suis dans les locaux au moment de chaque tournage, je confirme que celui-ci était particulièrement dur à gérer en terme d'animation où la parole se prenait plus qu'elle ne se donnait, mais en aucun cas j'ai le sentiment que tu as fait l'objet d'un quelconque dédain ou d'une orchestration visant à te conférer un rôle qui n'était pas le tien au sein du débat.Si c'est là ton ressenti et si effectivement Frédéric ne t'as pas présenté comme il aurait convenu de le faire c'est assez regrettable de venir épancher cette frustration post plateau alors que tu avais 2h pour corriger le tir et mettre en avant ta vraie position et les idées qui l'accompagne... C'est d'autant plus regrettable que ce n'et pas ton premier plateau et que tu connais l'esprit techtoctv. Comment from Vincent Berthelot: Pour ma part je trouve salutaire d se replonger dans la lecture de mon philosophe préféré Epîctète :IV Quand tu te prépares à faire quoi que ce soit, représente-toi bien de quoi il s'agit. Si tu sors pour te baigner, rappelle-toi ce qui se passe aux bains publics : on vous éclabousse, on vous bouscule, on vous injurie, on vous vole. C'est plus sûrement que tu feras ce que tu as à faire si tu t'es dit : " Je vais aller aux bains et exercer ma liberté de choisir en accord avec la nature. " De même pour toutes tes autres tâches. Car, ayant fait cela, s'il arrive quelque chose qui t'empêche de te baigner, tu auras la réponse toute prête : " Je ne voulais pas seulement me baigner, mais exercer ma liberté de choisir en accord avec la nature ; si je me mets en colère à cause de ce qui m'arrive, ce ne sera pas le cas. " Comment from Laurent Le Besnerais: @frederic : Tu m'as interrogé sur mon parcours au sein du Parti Pirate, et j'y ai effectivement répondu alors que j'aurai du rectifier le tir, en précisant d'entrée de jeu que je n'en faisais plus partie, dont acte. Mais tu le savais toi-même, puisque tu m'as déjà reçu sur d'autres plateaux. Tu ne m'as pas non plus laissé l'opportunité de le préciser ultérieurement, bien que j'ai glissé un petit commentaire la dessus en direct, qui pour le coup est complètement passé inaperçu. Comprends alors ma frustration, car contrairement à ce que tu énonces , je n'ai jamais craché dans la soupe, point. Inutile de me prendre ou de me faire passer pour ce que je ne suis pas. Mais tu sais très bien que les intervenants peuvent aussi bien réagir, avant, pendant et même après un plateau. C'est tout le concept de TechToc : tu dois donc accepter les critiques , qu'elles soient positives ou négatives. Bien entendu, celles-ci doivent être objectives et se formuler dans le respect de la personne. Inutile donc de monter sur tes grands chevaux.Ne prends pas mon post comme une attaque ad hominem contre toi ou TechToc. Tu sais très bien l'estime que je porte envers cette communauté, ses contributeurs et toi. Je n'ai pas l'intention de créer de scandale, j'émets juste une critique légitime . Je n'ai pas non plus l'intention de te nuire, je ne vois pas d'ailleurs en quoi cela servirait un quelconque intérêt. Je ne t'ai pas non plus insulté à quelque moment que ce soit. Merci d'en faire autant à mon égard.Tu as animé le plateau comme tu le pouvais, nous le savons tous les deux. J'ai d'ailleurs apprécié les discussions des intervenants, comme je l'ai précisé auparavant. J'espère qu'à présent tout malentendu est dissipé entre nous, et si tu le souhaites je te proposes d'en rediscuter en privé.Amicalement, Comment from : Et pour passer sur quelque chose de plus constructif (et continuer le débat), puis-je vous conseiller de venir à l'événement que Internet sans Frontières organise vendredi prochain à la Maison des Metallos à Paris : Web Diversity ? Toutes les infos sur le site : www.webdiversity2010.orgEt en avant-première, le teaser de la manifestation : http://vimeo.com/11761665Amitiés, Christophe Comment from Pedro ABRANTES: @Bruno, ils ont déjà du mal à communiquer alors de là à penser qu'ils peuvent considérer internet comme un espace de vie loin de leur privilèges du monde réel. Il faudra probablement attendre une ou deux générations pour que cela arrive ! ... Ou peut-être que les prochaines élections seront leur mur - au pied duquel, ils seront contraints d'agir - peut-être. Ou pas. Comment from Frédéric BASCUNANA: je retiens vers 23min, ce que dit fort justement Frédéric-Michel : "l'homme politique 2.0 est un homme accessible". Simple, vrai, essentiel. Comment from Abdou LO: Bonjour,Je suis tombé sur votre site par pur hasard (alerte google: "communication politique"). C'est un réel plaisir. Je pense que je reviendrai régulièrement. Comment from Emilie Ogez: Bonjour, Campeo a écrit un article sur ce sujet il y a peu de temps, à lire pour enrichir le débat : http://www.politip.org/decryptages/internet-et-politique-rencontre-du-3eme-type Comment from Elise Nebout: Merci, c'est le genre de commentaires qui nous donne envie de continuer! A bientôt Comment from Philippe Vacheyrout: trouve ce sujet : Excellent !C'est le moment d'agir ou jamais ! Comment from Frédéric BASCUNANA: Je tombe par hasard sur ce sujet de Gil Savel, je propose de le réactiver, car il est vraiment d'actualité dans un contexte politique où l'on s'attend à ce que très bientôt les instances de nos édiles numériques amorcent leur mue...S'il y a des volontaires, nous voulons bien produire cette tribune. Comment from Eric Herschkorn: trouve ce sujet : Excellent !Il est urgent de s'inscrire dans l'économie numérique. Trop souvent dans une approche techno qui ne suffira pas pour opérer une transformation nécessaire de l'entreprise. Comment from Frédéric BASCUNANA: Eric, qui aimerais-tu voir s'impliquer dans une table ronde sur ce thème ? N'hésite pas à nous donner des idées. Ce sont toujours les mêmes qu'"on voit dans les grandes conférences ;-)Faudrait élargir le scope sur des profils plus créatifs ;-)