Email     Password  
Connection | Subscription
Le réseau des web-tv collaboratives de tous les pros
Proposez vos sujets, stimulez la collaboration
Partagez votre expertise, recrutez vos clients
IT, Digital, IT
& Social business
Entrepreneurship, Innovation
and Research
Ressources Humaines
et Management
Business and
professional markets
Marketing,
Publicicité
Tactical and strategic decision-making functions
Trouvailles et
tendances caféinées
Economy and Society
Politoscope
Je revendique cette blagounette dans le titre : je pense qu’elle résume bien l’état d’esprit de certains entrepreneurs en herbe qui nous bassinent toute la journée pour, consciemment ou compulsivement, abuser de notre confiance, avec leurs « bonnes » raisons de nous emmerder avec leurs doléances qui sont elles-mêmes autant de prétextes foireux pour abuser de notre authentique engagement et du temps qu’on leur donne surtout au début, forcément, sans compter, pour les stimuler. Un exemple où je visualise bien les yeux du chaton implorant, un peu comme dans le mème que j'ai choisi en illustration : Les consultations pipeau qui donnent à ceux qui les provoquent le sentiment d'exister socialement, et de se projeter dans leurs projets velléitaires.  
Here's my feedback:
Leave me give my opinion...
Misc infos
Location : Paris 9ème.
Format : Article
Treatment : Column
Notes
AUDIENCE
 

Je revendique cette blagounette dans le titre : je pense qu’elle résume bien l’état d’esprit de certains entrepreneurs en herbe qui nous bassinent toute la journée pour, consciemment ou compulsivement, abuser de notre confiance, avec leurs « bonnes » raisons de nous emmerder avec leurs doléances qui sont elles-mêmes autant de prétextes foireux pour abuser de notre authentique engagement et du temps qu’on leur donne surtout au début, forcément, sans compter, pour les stimuler.

Un exemple où je visualise bien les yeux du chaton implorant, un peu comme dans le mème que j'ai choisi en illustration :

Les consultations pipeau qui donnent à ceux qui les provoquent le sentiment d'exister socialement, et de se projeter dans leurs projets velléitaires.

 

Encore récemment, j'ai capté une "consultation" de mes services franchement - d'intuition - pas sérieuse du tout.

C'est un non-sujet me direz-vous, dont nous pourrions ici faire l'économie mais il est aussi structurant si on le sort de l'habituelle zone des non-dits embarrassants : parce que pour toute chimère dévoilée, on en aide parfois d'autres à se montrer salutairement plus vigilants. Je me dévoue donc, par ce témoignage, pour faire une œuvre de salubrité publique qui ne pèsera certes pas plus que le battement d'aile du moucheron. Parce qu'au pire, elle m'est une saine catharsis.


Il y a en effet cette subtile influence du besoin d'exister socialement, qui sert de prétexte à certaines démarches de consultation - par des gens sympathiques de prime abord, mais qui subissent avant tout un profond ennui existentiel.

Pas de projet solide (à part le vernis étudié, au début, pour convaincre), pas de conviction, et certainement pas le courage de travailler avec des gens sérieux. Ils préfèrent s'inventer une religion temporaire et purement fantasmatique du projet flou et mal cadré qu'ils n'accompliront jamais.

Et ils investissent leur névrose dans des relations éphémères (demandes de devis potentiellement épuisantes, nombreux aller-retours dans des partenariats qui restent virtuels, etc.) supposées les aider à réfléchir, mais dont il n'y a jamais, Ô grand jamais eu la moindre chance qu'ils n'en saisissent ne serait-ce que la valeur intrinsèque un jour. À commencer par le simple fait que leur propre projet soit aussi énergétique qu'une asperge désespérément en quête de sa béchamel.

Je leur dédie donc cette prose cathartique, et leur enverrai ce lien quand je ne souhaiterai plus leur répondre - les ayant simplement démasqués.

Car il faut qu'ils comprennent que la sénioritude des entrepreneurs a ceci de gratifiant (au titre de consolation des ridules qui forment des pattes d'oie au coin des yeux) qu'elle permet de repérer à mille lieues les errements de ces aspirants-entrepreneurs-velléitaires qui consultent, consultent, consultent... Sans que jamais rien d'honorable n'émerge en aval.

C'est que, là, s'arrête leur audace picrocholine.

Il faut qu'ils sachent à quel point ça transpire, d'une sudation pathétique et rebutante qui donne envie de fuir à grandes enjambées sa visqueuse perception - latente au début, insupportablement persistante ensuite.


Or c'est un vrai sujet, voici pourquoi.

Parce que leurs postures pipeau laissent des traces, que le monde est en fin de compte vraiment petit, si petit... Que tout finit par se savoir.

Si je peux donc éviter à quelques-uns d'entre eux de nous faire perdre du temps et de  carboniser leur propre réputation, ce serait déjà un acte salutaire me semble-t-il. Le monde comptant suffisamment de fumisterie comme cela.

J'ai encore eu récemment à subir quelques démarches artificielles : de petits entrepreneurs qui se donnent le frisson de la consultation-pipeau, juste pour voir comment je réagis, comment je fais, espérant y capter une pointe d'inspiration, et ils ne se sont pas rendus compte à quel point je les avais vus venir.

Je leur dédie cette réflexion. Si j'avais été un habile dessinateur, je leur aurais dédié un croquis satirique, mais je préfère la plume au crayon.

Ces gens-là ne réalisent absolument jamais, qu'ils frisent le ridicule à plein-nez dans des postures inutiles qui font penser à des bouseux endimanchés arpentant une boutique de luxe sur les Champs-Élysées, adorant se faire draguouiller par l'accueil pour cabotiner en grands bourgeois, alors que même un.e vendeur.se débutant.e les repère d'un coup d'œil et sait qu'ils repartiront sans rien acheter.

Je leur répond parfois tendrement, tant il arrive qu'ils me touchent - et de façon pédagogique.

Mais je vais devoir faire le tri, sur les divers réseaux où j'échange - parce que je pense avoir suffisamment donné.

Alors pour en finir je vous demande, chers aspirants-entrepreneurs-endimanchés, de respecter le temps de ceux qui bossent d'une part, mais d'autre part (puisque je sais bien que ce qui précède ne vous émeut guère) de le faire avant tout pour les raisons objectives suivantes :

. Il existe bel et bien des codes implicites d'élégance dans tout écosystème :
notamment, les consultations vaseuses vous déshonorent et finissent d'une manière ou d'une autre par vous péter au visage (et au moment où vous ne vous y attendez plus, bien plus tard).

. Construisez la confiance sur des bases saines.
On ne met pas en concurrence des consultants sur des projets mesquins : on les respecte, on respecte leur temps, et on réserve les "appels d'offre" pour les budgets conséquents. Déclencher le cycle de vente d'une prestation de conseil pour aspirant-entrepreneur exige cette modesti et cette humanité. 

. Sachez penser en termes de "justice immanente" :
Je pense enfin comme Machiavel lui-même, qui n'était somme toute pas si machiavélique, que toute mauvaise posture, toute action éthiquement douteuse se retourne contre celui ou celle qui s'en repaît : parce que si vous n'avez pas le cœur pur, si vous trimballez des névroses qui vous font faire ce genre de fautes de goût, elles alimenteront par la suite le regard que vous poserez à votre tour sur l'espace économique dans lequel vous agirez plus tard. Cette médiocrité morale des erreurs du début est difficile à effacer si elle est imprégnée de névroses inavouées.

En somme : commencer sa carrière d'entrepreneur comme un trou du cul finira toujours par révéler, tout au long du reste du processus de création de valeur, qui vous êtes.

Alors qu'une amorce lumineuse ne va vous entourer que d'amis loyaux.

Question de style.


Alors oui, il y a bel et bien des codes implicites du savoir-vivre entre gens de qualité - qui imprègnent d'ailleurs cette expression dont on néglige le sens profond : "parole de diamantaire".

Dans l'écosphère des revendeurs de pierres précieuses, la parole suffit et elle est sacrée. Alors qu'elle porte parfois sur des transactions hautement lucratives. Car dans ce monde, un unique manquement à l'honneur et hop, c'est terminé pour vous. Il vous reste la mine, éventuellement, mais oubliez la distribution.

C'est à vrai dire exactement la même chose dans tous les autres écosystèmes.


Pour ma part, je travaille surtout pour les grandes entreprises.

Mais je prise les entrepreneurs, j'ai une véritable expertise dans ce qu'on appelle le #Bootstrapping.

Je souhaite, que dis-je, je kiffe la partager, et vivre de belles rencontres, et je le fais avec une sinsère générosité.

Or dans ces réseaux de sociabilisation, même si je me trompe rarement tant les entrepreneurs talentueux brillent d'un feu naturel et incontestable, je me fais parfois avoir par un imposteur, allez, disons, une fois sur dix.

Ce n'est rien mais cela suffit à me faire écrire ceci.

À côté de mes poulains-entrepreneurs-brillants, dont je sens que je vais adorer les aider à s'accomplir, il y a ces bouseux du savoir-vivre qui parfois parasitent la tâche, et qui ne comprennent pas avec quelle générosité on s'adapte parfois à eux, on les intégrant d'emblée sans suspicion ni résistance, parmi les meilleurs. Et ils en abusent.

À ceux-là aussi je tenais à dire :

Je n'ai plus de temps pour des blaireaux n'ayant rien à dire ni à faire, qui se gavent comme des porcs, qu'on valorise sincèrement, et qui ne savent pas renvoyer l'ascenseur et surtout, ne veulent pas se remettre en question.


Voilà pourquoi le tri drastique doit commencer.

Parce que c'est une fatigue dont je ferai désormais l'économie tant leur inélégance perturbe parfois la fête.


Je concluerais ce coup de gueule en vous confiant ce qu'est, au fond, le vrai sujet derrière mes mots, ma véritable aspiration :

L'amitié avant toute chose.

Et non ces pathétiques atermoiements, cabotinages et autres mises en scène pseudo-décisionnelles de puceaux du business qui prêtent à rire, et se prennent pour des négociateurs de génie parce qu'ils tournent des heures autour du pot sans savoir engager les bonnes énergies.

Et qui négligent, piétinent, laminent souvent les solutions qui leurs tendent les bras, qu'ils tournent en excuses... Ce que j'appelle "sorry-telling".

On a envie d'aider les gens VRAIS. Pas ceux qui font semblant et abusent, pour s'imaginer maîtriser autrui en misant sur la crédulité et la bienveillance initiales des véritables princes de l'esprit, comme les appelait Camus.


Je suis certes émotif quand on se fout de moi, et je dis de suite ce qui me gonfle : mais c'et que je suis maintenant un vieux singe à qui on n'apprend plus à faire la grimace... Il faut respecter le temps qui est offert : et surtout, apprendre à le mériter.


L'élégance n'est pas innée : elle s'apprend.

La politesse élémentaire n'en est que le versant factice, une introduction, une gymnastique des petits riens du quotidien pour apprendre à développer le sens d'une délicatesse supérieure : c'est là que se situe l'élite, la vraie, chers amis.

Une posture inélégante rend d'ailleurs l'apparente "politesse" qui tente de la masquer absolument intolérable.


Voilà.

J'ai mangé mon chapeau et zappé - c'est donc oublié.


Je remercie à l'imbécile du jour de m'avoir donné l'envie d'écrire ma modeste profession de foi sur ce sujet pénible - dans cette phase de lucidité qui m'est imposée par la médiocrité absolue de certaines personnes qu'on croise dans ces réseaux et qui ne savent que "prendre", sans jamais avoir rien à donner : la raison est rarement due à un quelconque cynisme parfaitement conscient. Il s'agit plutôt d'une conception erronée de leur propre importance. Quand le bouseux demande un devis, il s'imagine être le digne récipiendaire d'un rituel qui nous aliène à sa considération, fût-elle risiblement artificielle. Généralement, ce qu'ils appellent à outrance le "respect", et qu'ils ne sont pas foutus d'offrir, est une valeur éthique, pourtant élémentaire, dont ils n'ont l'intuition que de façon tout au plus bestiale, bovine, autocentrée. 

Même si on prend préalablement soin de les entourer de toutes formes de bonté - ils ne savent guère capter cette offre de mise au diapason, et le prennent comme une validation de leur fiction d'acheteur-diva.

Je vais ainsi pouvoir conserver ce texte, et le publier en hommage aux quelques autres ahuris qui seraient encore tentés de prendre la passion de consultants sincèrement engagés pour un robinet d'eau tiédasse auquel on pourrait goulument se goinfrer.

À bon entendeur.

Topic brought to you by:
Loading...
Share the link:
Comment from Susan Brown: Bien croqué, très juste, merci de dénoncer ces tristes sires du « sorry-telling » !! Comment from Romain Habig: Oui, l'effort de se mettre au diapason en vaut la peine.C'est un post qui résonne en moi.Merci Comment from Frédéric Bascuñana: oui on ne connait cela que si on est en effet soi-même un consultant et qu'on est accessible, disponible par choix : et pour préserver cette générosité, il nous faut être vigilants ;) Comment from Frédéric Bascuñana: Prudence donc, mon ami, reste bien attentif aux signes ;)